JCC 2020 : Une 31ème édition pour que la culture défie la pandémie

Le directeur général des JCC, Ridha Behi, a décidé de maintenir les Journées Cinématographiques de Carthage dans sa nouvelle édition exceptionnelle pour défier la pandémie de coronavirus comme une ode à la vie. Les JCC se tiendront du 18 au 23 décembre.

Le journaliste Sami Bennour sera le maître de la cérémonie d’ouverture avec le film « Le Réverbère » ou « Baber House » suivi du film de Sonia Chamkhi « Le temps qui passe ».

Un hommage sera rendu à l’acteur égyptien Abdelaziz Makhyoun, un hommage pour toute sa carrière cinématographique et pour avoir contribué à écrire l ‘histoire des JCC à travers des œuvres qui auront marqué le festival dont « le moineau » de Youssef Chahine.

Cette année les JCC offrira à son public un documentaire et quatre longs métrages, dont une première Arabe et Africaine. Ces films ont brillé par leur succès à travers le monde comme le film de Kaouther Ben Hania « L’homme qui a vendu sa peau » ou encore 200 mètres de Ameen Nayfeh de la Palestine.

Les films qui seront projetés en avant-première :

  • L’homme qui a vendu sa peau de Kaouther Ben Hania (Tunisie)
  • 200 mètres de Ameen Nayfeh (Palestine)
  • La nuit des rois de Philippe Lacôte (Côte D’Ivoire)
  • Harba de Ghazi Zaghbani (Tunisie)
  • Disqualifié de Hamza Ouini (Tunisie)

Le directeur artistique des JCC, Ibrahim Ltaief, a évoqué l’organisation de ce festival via une plateforme virtuelle mais la direction du festival a voulu miser sur l’humain pour privilégier l’échange entre le public, le réalisateur et ses comédiens.

Le protocole sanitaire sera rigoureusement appliqué. La direction du festival s’occupe de tout.

Lors de cette édition exceptionnelle, le public aura l’occasion de remonter dans le temps et de revivre les moments exceptionnels, à travers ces films :

  • Talking about trees de Souhaieb Kacem (Soudan) – 2019
  • Un fils de Mehdi Barsaoui (Tunisie) -2019
  • Amal de Mohamed Siam (Egypte) -2018
  • Of Fathers and Sons de Talal Derki (Syrie) -2018
  • Le train de sel et de sucre de Licinio Azevedo (Mozambique) – 2017
  • Félicité d’Alain Gomis (Sénégal) – 2017
  • The Last of Us de Alaaedine Salim (Tunisie) – 2016
  • We havve never been kids de Mahmoud Soliman (Egypte) – 2015
  • El Gort de Hamza Ouni (Tunisie) – 2014
  • La pirogue de Moussa Touré (Sénégal) – 2012
  • Zahra de Mohamed Bakri (Palestine) 2010
  • Teza de Haile Gerima (Ethiopie) – 2008
  • Les baliseurs du désert de Nacer Khemir (Tunisie) – 1984
  • Wned Kuuni : Le don de Dieu de Gaston J.M Kaboré (Burkina Faso) – 1982
  • Bara : le travail de Souleymane Cissé (Mali) – 1978
  • Soleil des Hyène de Ridha Behi (Tunisie) – 1977
  • Muna Moto : l’enfant de l’autre de Jean Pierre Dikongué (Cameroun) – 1976
  • Mokhtar de Sadok Ben Aicha (Tunisie) – 1968
  • La noire de… de Ousmane Sembène (Sénégal) – 1966
  • Bamako de Abderrahmane Sissako (Mali) – 2006
  • Lettre d’amour : Zooloo (Afrique du Sud) – 2004
  • Intervention divine de Elia Suleiman (Palestine) – 2002
  • Dolé de Imunga Ivanga (Gabon) 2001
  • No Man’s Love de Nidhal Chatta (Tunisie) – 2000
  • La sueur des palmiers de Radwan El Khashef (Egypte) – 1998
  • Essaifa de Mohamed Zran (Tunisie) – 1996
  • Le ballon d’or de Cheikh Doukouré (Ghana) – 1994
  • Samba traoré de Idrissa Ouedraogo (Burkina Faso) – 1992
  • Nyamanton : la leçon des ordures de Cheilh Oumar Sissoko (Mali) – 1986
  • Les rêves de la ville de Mohamed Malas (Syrie) – 1984

Le coup de cœur des JCC de cette année, met l’accent sur les films qui ont marqué nos mémoires à travers les sessions précédentes des JCC et ce pour plusieurs générations de cinéphiles. Dans cette section nous redécouvriront 7 films, de 4 pays dans une panoplie d’émotion et de :

  • Fi Rassi Rond Point de Hassen Ferhani (Algérie) – 2016
  • Examen d’Etat de Dieudo Hamadi (RDC) – 2014
  • C’est eux les chiens de Hichem Larsi (Maroc) – 2014
  • Ali Zaoua, prince de la rue de Nabil Ayouch (Maroc) – 2000
  • Soltane El Medina de Moncef Dhouib (Tunisie) – 1992
  • Les sabots en or de Nouri Bouzid (Tunisie) – 1988
  • Le vent de Souleymane Cissé (Mali) – 1982

Les JCC dans les prisons font découvrir des films aux détenus dans les institutions pénitentiaires. Près de 12 milles prisonniers auront la chance de visualiser une série de films. Le ministère de la justice et la direction générale des prisons et de la rééducation ont permis l’accès à la culture à cinq structures pénitentiaires à savoir Oudhna, Siliana, Sidi Bouzid, Sfax et Borj El Amri.

Les films qui seront projetés sont :

  • L’homme qui a vendu sa peau de Kaouther Ben Hania (Tunisie) – 2020
  • Disqualifié de Hamza Ouni (Tunisie) – 2020
  • Un fils de Mehdi Barsaoui (Tunisie) – 2019
  • Fatwa de Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie) – 2018
  • True Story de Mohamed Amine Lakhnech (Tunisie) – 2019

Un drive-in à la Cité de la Culture

Un drive-in sera organisé à la cité de la culture durant la 31ème édition des JCC. Les projections se dérouleront du 18 au 23 décembre 2020 au parking de la cité de la culture qui accueillera 300 voitures. Au programme des projections d’une séance par jour, tout au long de six jours du festival.

Lors de la soirée de clôture, un hommage sera rendu à feu Chedly Kelibi, décédé le 13 mai 2020. Le directeur des JCC, Ridha Behi, a décidé de rendre hommage à cet homme qui a tant donné à la culture en Tunisie en signe de reconnaissance pour tous ses efforts.

Ceux qui nous ont quittés cette année et qui ont contribué la culture en Tunisie ne sont pas oublié comme Lotfi Siala, Mustapha Nagbou, Mohamed Ali Cherif, Hassine Souffi, Cherif Bousnina et Faouzi Thabet.  

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