Manifestations à la Cérémonie du Prix Giller : Focus sur les Liens entre la Littérature et la Politique

La cérémonie de remise du « Prix Giller » littéraire, un événement prestigieux tenu à Toronto, a été le théâtre d’une protestation inattendue. Des militants solidaires avec la Palestine ont perturbé la soirée pour dénoncer le sponsor du prix, la « Scotia Bank », pour son implication financière dans des entreprises d’armement en Israël.

Sara Bernstein, lauréate du prix pour son roman « Lesson in Obedience », a vu son moment de gloire éclipsé par des voix contestataires qui ont soulevé des questions éthiques et politiques. Des vidéos capturées par des participants ont montré le présentateur Rick Mercer, une figure médiatique canadienne, intervenir pour retirer les banderoles et éloigner les militants de la scène.

Cette confrontation entre la littérature et les questions politiques met en lumière le débat sur le rôle des institutions culturelles et leur responsabilité sociale. La participation de la « Scotia Bank » en tant que sponsor a été critiquée pour son investissement dans « Elbit Systems », une grande entreprise de fabrication d’armes en Israël.

Les manifestants, brandissant des slogans contre les actions de la banque en lien avec le conflit israélo-palestinien, ont appelé à une prise de conscience de l’impact des choix de financement dans le monde culturel. Leur expulsion de la salle par les forces de sécurité et la censure apparente de leur présence dans la retransmission officielle ont soulevé des questions sur la liberté d’expression et la visibilité des mouvements de protestation.

Ce conflit lors de la cérémonie du « Prix Giller » reflète la complexité croissante des interactions entre la culture, la finance et la politique. Il souligne l’importance d’une réflexion continue sur l’éthique dans les partenariats culturels et commerciaux.

Partager
error: Content is protected !!