Une nuit de raï à Boukornine : El Besta met le feu à la scène
Le samedi 1er août 2026, la 44ᵉ édition du Festival international de Boukornine, organisée sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et dirigée par Mme Ikbal Hamzaoui, s’est parée des couleurs de l’Algérie. Sur la scène du théâtre de plein air de Hammam-Lif, le groupe El Besta a transporté le public au cœur de l’âge d’or du raï, le temps d’une soirée où la nostalgie, la fête et le partage se sont harmonieusement entremêlés.
Née dans les rues d’Oran avant de conquérir de grandes scènes internationales, cette jeune formation s’est donné pour mission de faire revivre l’authenticité du raï des années 1980, tout en lui insufflant une énergie résolument contemporaine. Arrangements modernes, textes originaux et présence scénique généreuse constituent la signature d’El Besta, qui puise dans la mémoire de cette musique populaire pour mieux la transmettre aux nouvelles générations.
Car le raï est bien plus qu’un simple genre musical : il est une manière de raconter la vie sans détour, d’en exprimer les joies, les désillusions, les amours et les blessures avec sincérité. Fidèle à cet esprit, El Besta a installé, dès les premières notes, une ambiance chaleureuse et conviviale, rappelant ces réunions familiales et amicales où l’on chante ensemble, dans une proximité naturelle qui efface toute frontière entre les artistes et leur public.
Portés par des rythmes entraînants et une énergie communicative, les membres du groupe ont rapidement conquis les festivaliers. Le public de Boukornine n’a d’ailleurs pas résisté longtemps à l’appel de la danse : les gradins se sont transformés en une véritable piste festive, tandis que les voix des spectateurs accompagnaient les artistes dans un échange complice qui s’est prolongé tout au long de la soirée.
De « Baïda mon amour » à « Ma Tejbdoulich », en passant par plusieurs grands classiques du raï revisités à leur manière, chaque morceau a ravivé des souvenirs chez les uns et ouvert les portes de tout un univers musical aux autres. Sur scène comme dans les gradins, plusieurs générations se sont ainsi retrouvées autour d’une même passion. Les plus nostalgiques ont renoué avec les mélodies qui ont marqué leur jeunesse, tandis que les plus jeunes ont découvert un patrimoine musical toujours aussi vivant. C’est aussi là que réside la magie du raï : sa capacité à traverser les époques, à rapprocher les générations et à faire danser les publics au-delà des frontières.
Très demandé en Tunisie, le groupe El Besta a confirmé à Boukornine tout le bien que l’on dit de lui. À travers cette invitation, le Festival international de Boukornine réaffirme son ouverture sur les différentes expressions musicales du Maghreb et sa volonté d’offrir à son public des rencontres artistiques singulières.
Festive, chaleureuse et intensément vivante, cette escale algérienne aura marqué les esprits. Une soirée réussie, portée par la puissance rassembleuse du raï, qui restera sans aucun doute parmi les moments forts de cette 44ᵉ édition.
Communiqué de presse